avis d'expert

Dépasser l’open data pour construire la « data cité » passe par la coopération avec les acteurs privés

A peine votée, l’open data « par défaut » montre déjà ses limites. Car au-delà du long chemin de la généralisation, c’est l’insuffisance des seules données publiques pour appréhender les territoires qui est criante. Une approche 360° de la donnée locale est désormais nécessaire, approche qui passe par de nouvelles coopérations avec le secteur privé.

 

L’open data fêtait en décembre dernier ses 10 ans. Initié par une poignée d’activistes américains, l’ouverture des données publiques entend renforcer la transparence des administrations et permettre à tous de se saisir des données pour innover ou créer des applications. Une vision qui dépassait la notion française de droit d’accès aux documents administratifs (loi Cada de 1978) en imposant la mise à disposition de données numériques dans des standards réutilisables.

 

Un virage open data en cours

10 ans après, beaucoup de chemin a été fait. Avec la loi Lemaire (2016), l’open data «