Action cœur de ville dépasse le milliard d’euros de mobilisation

La loi ELAN validée mais recentrée par le Conseil constitutionnel ?

Le temps des territoires est venu ! Si l’acte I du Gouvernement avait entretenu un climat délétère avec les collectivités territoriales, les perches tendues ne se comptent plus pour faire oublier ces déboires : Action cœur de ville, Petites villes de demain, Agenda rural, Territoires de demain. La revitalisation des territoires est au cœur des politiques publiques.

La ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault a dressé un bilan très positif du programme Action cœur de ville à l’occasion des vœux de l’association Villes de France de ce début d’année.

Un engouement chiffré à 1 milliard d’euros ?

Action cœur de ville concerne 222 villes de 15 000 à 100 000 habitants. Lancé en décembre 2017 à Cahors, ce programme entreprend de développer des centres-ville désertifiés lorsque la centralité de la ville a un rôle clé pour l’ensemble du territoire.

La ministre a rappelé que l’objectif attendu à la fin de l’année 2019 avait été surpassé, franchissant aisément le milliard d’euros engagés par « l’État et les financeurs du programme » (versus les 600 millions espérés) pour accompagner la réalisation de 4000 actions.

Qui sont les financeurs ?   

Ce plan à 5 milliards d’euros est financé par l’État qui apporte 1 milliard d’euros, la Banque des territoires qui avance 1 milliard d’euros de fonds propres et 700 millions d’euros en prêts, Action Logement qui finance le programme à hauteur de 1,5 milliard d’euros et enfin l’Agence nationale de l’habitat qui verse pour sa part 1 milliard d’euros.

Quelles opérations concernées ?

Si l’État, désormais par le biais de l’ANCT, apporte son expertise en matière d’ingénierie, le ministère a dressé une liste des opérations financées par le programme : « la rénovation de logements, la restructuration de commerces, la mise en place de nouvelles mobilités, le réaménagement de l’espace public, le développement de nouveaux services et de l’offre culturelle, la valorisation du patrimoine, la nature en ville et la résilience climatique, la résorption de friches, etc. ».

Pour la ministre Jacqueline Gourault, cette forte dynamique traduit à la fois « l’importance de ces villes dans le développement économique et la cohésion sociale de notre pays, leur capacité d’innovation mais aussi leur rôle moteur pour relever le défi d’un nouvel aménagement urbain plus durable et inclusif ».

Des élus au cœur du dispositif

Le Gouvernement a complété la liste des outils qui permettront, à terme, de redynamiser les centres-ville. Que ce soit par le biais des ORT créées par la loi ELAN, ou grâce au dispositif Denormandie, ce Pinel de l’ancien qui a étendu la liste des travaux éligibles lorsque le logement dégradé se situe dans une commune visée par le programme Action cœur de ville afin de compléter les offres du marché locatif.

Cette action publique co-construite avec les élus est entièrement tournée vers les territoires et leurs spécificités. Les Maires pilotent l’ensemble des actions et président par ailleurs les comités de projets qui se situent sur le territoire de leur commune.

 

Tous les éléments sont désormais réunis pour que la dévitalisation de la centralité de nos territoires ne soit plus qu’un lointain souvenir.